samedi 20 février 2010

Nocives matières grises ( publié by selim KOUIDHI Tunis Hebdo le 11/01/2010 )

La crise financière qui a défrayé la chronique était probablement un des faits marquants de l’année écoulée. Outre les conséquences désastreuses qu’a eu cette crise sur l’économie mondiale, cette dernière a soufflé un vent de panique sur la planète et sur les marchés boursiers en bouleversant la vie de certaines personnes. Néanmoins certains pays sous développés ont été affectés que légèrement par cette crise et une fois n’est pas coutume ont brillé sur la scène internationale en montrant la voie à suivre aux pays développés et en remettant ainsi en cause les thèses économiques et financières les plus affirmées. En effet une des nouvelles thèses d’ « Economie politique » énoncée par un brillant prix Nobel (Robert Lucas), a été totalement chamboulée et remise en cause par ces pays. Elle préconise que la croissance économique d’un pays est étroitement lié à son attractivité, sa capacité à attirer et à garder les individus brillants et talentueux. Partant de ce constat, les pays qui attirent le plus de « matières grises » sont les pays dont la croissance économique devrait être la plus forte au monde. Toutefois, paradoxalement l’économie de ces états est au plus bas depuis des décennies bien qu’ils disposent probablement sur leurs sols des gens les plus talentueux au monde. Je tire donc mon chapeau à ces visionnaires qui par leurs décisions ont encouragé l’émigration massive de la « matière grise » et l’exode de l’élite vers les pays développés. Je salut leurs élans patriotiques qui émanaient d’une stratégie à long terme dont le but noble était de sauvegarder une économie nationale seine étant donné qu’à l’image des pays développés, il s’avère qu’il est nocif d’avoir une concentration de matière grise sur son sol. selim KOUIDHI

Allergie nuptiale ( publié by selim KOUIDHI Tunis Hebdo Mai 2008)


La trentaine approche à grand pas et je constate avec stupeur que mon système auditif est atteint d’un étrange mal d’origine allergique.

Après mures réflexions, le meilleur remède que j’ai trouvé ce n’est pas de consulter un spécialiste mais d’écrire ces quelques lignes.

En effet, chaque fois que certains sons, sont prononcés et atteignent mes oreilles, je perds le contrôle et je me mets dans tout mon état.

Les sons dont je vous parle, sont plutôt un ensemble de questions irritantes du genre « Quand est ce que tu te marie » , « il est temps de te marier » et la plus énervante « Waktech nafrhou bik ».

Je ne doute pas que ces questions partent d’une bonne intention et dénotent du souci de nos proches de nous voir heureux.

Toutefois , face à ces questions il est primordial de redéfinir le concept de mariage en Tunisie , car je me demande comment on peut se marier de nos jours alors que trouver un emploie décent permettant de subvenir aux besoins d’une famille relève du miracle , la flambé des prix de l’ immobilier risque de transformer les tunisiens en sans domicile forcés , le changement des mœurs de plus en plus visible au niveau de notre société jette le trouble dans l’esprit des jeunes tunisiens , et les exigences matérielles exorbitantes de certaines belles familles afin d’épater la galerie lors des cérémonies de fiançailles et de mariages ne peuvent ,que dissuader les futurs gendre.

Alors afin de guérir de cet étrange mal dont je souffre je m’adresse à l’entourage des jeunes Tunisiens en leur suggérant de revoir leur conception du mariage et en leurs rappelant que les dégâts du « mariage poussé » risquent d’être plus irréparables que ceux d’un mariage tardif , car en agissant de la sorte ces derniers risquent de voir leurs enfants se transformer après des années de mariage en Papi dragueurs qui courent après les minettes de 20 ans ou en femmes soumises et de voir leurs petits enfants déchirés entre deux parents qui se font la guerre .

selim KOUIDHI