Je crois que les heures passées devant l’ordinateur et la télévision ont eu finalement un effet ravageur sur mon aptitude visuelle. En effet je crains malheureusement que je souffre de troubles visuels étant donné que j’observe de plus en plus d’étranges scènes qui ne peuvent que confirmer le mal dont je suis atteint.
Les étranges scènes dont je vous parle sont :
Des soirées qui s’achèvent dans les hôpitaux et les commissariats de police suite à une consommation abondante de « substance illicites » fumées et ingurgitées , en boite , en bouteille et en pagaille , consolidations des relations bilatérales entre les 2 sexes en boites de nuits et sur les plages « IN » en usant de manières dignes des films interdits au moins de 18 ans, des abordages « des filles de bonne famille » qui acceptent de se faire accompagner faute de moyen de transport par des gentlemans dragueurs,
des manifestations d’intolérance suite à une consommation abondantes de « substances licites » sous forme de bonnes paroles de certains « Chiks pieux » animant dans des émissions de télévision provenant souvent du moyen orient , refus catégorique de dialogue sous prétexte de détention de la vérité absolue suite à l’apprentissage par cœur des paroles de dieu sans une réelle compréhension de leurs sens, des changements radicaux de vie sous prétexte de repentance coïncidant souvent pour les jeunes filles avec l’âge fatidique du mariage.
Je propose dans ce qui suit certains éléments qui certes ne pourront jamais me redonner mon aptitude visuelle d’autre fois mais j’espère aidèrent à éclairer ma vision.
En effet, je pense que si la première catégorie de jeunes agit de la sorte sous prétexte de modernité et d’ouverture d’esprit en rabâchant de l’hostilité contre les valeurs traditionnelles, la seconde catégorie proclame le retour aux sources et refuse toute forme de modernité.
Ces deux catégories de la jeunesse Tunisienne sont des victimes certes pas tout à fait innocentes mais des victimes de la mutation de la société. Toutefois, il est prévisible qu’une jeunesse vulnérable, non préparée à une telle mutation perde ses repères une fois la modernité lui surgit en pleine figure de ce fait il n’est pas surprenant de voir certaines personnes brandir les symboles de l’archaïsme pour affirmer leur différence.
Ainsi la modernisation doit être progressive, étudiée et ne peut en aucun cas même si elle suscite beaucoup d’enthousiasme se dérouler sans une interrogation poignante sur les périls de l’assimilation sans une profonde crise d’identité.
